Dossier : les Clubs Sega d'Akihabara



Souvenez-vous : il y a un peu moins de 2 ans, nous vous proposions un reportage sur les Game Centers SEGA de Tokyo, celui d’Ikebukuro nous ayant ouvert ses portes. Aujourd’hui, nous complétons ce dossier avec une visite des Clubs Sega d’Akihabara.

Oui oui, « les » Clubs Sega, au pluriel, car en plus du Gigo d’Akihabara, ce ne sont pas moins de 3 Clubs Sega qui se font face dans le quartier de la ville électrique. Les deux premiers sont situés sur Chuo-Dori, à une centaine de mètres de la station JR d’Akihabara. Le troisième, le plus récent, est quant à lui situé à, oh, au moins 15m de cette même gare.


Le dernier Club Sega en date

Cette salle, assez petite, ne compte que 4 étages, sur une surface relativement modeste comparée à celle de ses voisines. Les deux premiers étages sont consacrés aux différents UFO Catchers, le troisième aux jeux avec bornes dédiées (comme Border Break par exemple), le quatrième aux jeux de carte (comme World Football Championship), et le sous-sol aux bornes classiques. Nous n’avons pas obtenu l’autorisation de prendre des photos de l’intérieur de cette salle (alors que dans les autres si, ce qui, dans un sens, symbolise assez bien le fonctionnement de la marque), mais la décoration est des plus classiques.


Le rez-de-chaussée (1er étage au Japon), dédié aux UFO Catchers.

Le deuxième Club Sega, celui qui est situé sur Chuo-Dori, est déjà plus intéressant : d’une part parce qu’il est plus grand, d’autre part parce que nous avons eu le droit de le flasher en long, en large et en travers !




Comme ses petites copines, cette salle consacre ses premiers étages aux UFO Catchers. En plus des traditionnelles pinces, on trouve des dispositifs plus complexes, à base de crochets, de poulies, ou de tiges de fer qui doivent perforer le support en papier qui retient l’objet convoité. Les lots sont de toutes natures et de toutes tailles : peluches, serviettes de toilettes, figurines… La partie coûte 100 ou 200 yens, selon la nature du lot. Et même si un rapide calcul permet souvent de se rendre compte qu’on aurait mieux fait d’acheter ce même goodie dans une des trouzemille boutiques alentours, le succès est toujours au rendez-vous.





Heureusement, il n’y a pas que des UFO Catchers dans les Clubs Sega ! On retrouve donc les jeux musicaux, qui marchent toujours, comme Taiko no Tatsujin, l’indévissable Project DIVA Arcade et le prometteur Maimai, dont Spin-dash vous a déjà parlé dans son test.



Et là je me rends compte qu’on dirait un peu des lave-linge, quand même.

Le principe de Maimai est très simple : on joue sur un écran tactile circulaire (et, si on veut, sur des touches physiques, mais c’est optionnel). Des cercles sortent du centre de l’écran et se dirigent vers les bords, et il faut appuyer dessus lorsqu’ils touchent les contours de l’aire de jeu. Lorsque les cercles sont remplacés par des étoiles, il faut en plus suivre une certaine trajectoire sur l’écran tactile, le tout en rythme, bien entendu. Ce principe simple mais efficace a l’avantage de permettre aux joueurs (et surtout aux joueuses) de tout niveau de s’y essayer, tout en étant hardcore dans les niveaux de difficulté avancés.

Beaucoup moins de filles à l’étage supérieur, et pour cause :


Du shoot...

Du shoot...


Et encore du shoot ! Du vieux, du neuf, du classique, du danmaku, vous voulez du R-Type ? Il y en a. Du Deathsmiles ? Du Gunbird ? Du Parodius ? Du Metal Slug ? Du Progear ? Viendez, 100 yens les 2 crédits, de quoi jouer une heure pour une petite pièce, enfin, si vous être du genre à one-créditer les shoots. Mais je sûre que c’est le cas. Seul défaut de cet étage ? Une déco un poil austère, mais que voulez-vous, on manque un peu de matériel promotionnel pour des shoots des années 90 et 2000.

Vous aurez remarqué la présence de cendriers (certains estampillés Sega) sur les bornes : certains étages sont en effet fumeurs. Ce n’est pas encore trop le cas ici, d’autres divertissements sont plus propices pour cela. On en reparle plus tard.

Dites, vous n’avez pas un petit creux ?


Une petite faim, une petite soif ? Hors de question de laisser sortir les clients, mieux vaut qu’ils se sustentent à nos distributeurs, car rien ne vaut une glace au chocolat allégé avec une bonne rasade de thé vert froid ou de café ! Notez la pub pour les cafés Boss avec Tommy Lee Jones, qui est la figure de la marque depuis un certains temps. Ou comment payer ses impôts en prenant 3 photos pas an. Respect.

Hop, on continue de monter…




Vous l’aurez compris, on est à l’étage dédié à la baston, et au moment de l'écriture de ce dossier, ce sont Guilty Gear, Persona 4 et Tekken Tag Tournament 2 qui tournent le mieux. Les bornes VS sont alignées, et n’attendent qu’une chose : qu’un combattant pose ses fesses sur les confortables tabourets disposés à cet effet, et qu’un tournoi commence.




Cependant pas de discrimination, tout le monde est là : Melty Blood, Blazblue, Street Fighter IV dans toutes ses déclinaisons. Quasiment que des jeux récents par contre, pour les jeux plus anciens, il faudra changer de salle.



Dans le pays le plus moderne du monde, rien ne peut remplacer les tableaux Velleda et le scotch pour organiser les tournois.

Oh mais, il manque quelqu’un, non ? Montons d’un étage…


Tiens, salut vous !

Ah, ben voila le plus beau :


Tadaa !

TAADAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!

Virtua Fighter 5 Final Showdown est là, et bien là. Attention, il n’a pas d’étage dédié, n’exagérons rien, il le partage avec des petits copains :


Dungeons & Dragons

Zombie Revenge et Gouls’n Ghosts


Et Border Break, qui est toujours présent (et joué, ne vous fiez pas aux photos que j’ai prises à l’ouverture un matin en semaine), mais qui se fait quand même gentiment éclater par un jeu Gundam, au concept proche mais à la maniabilité plus classique :




La preuve, lui-même à l’ouverture un matin en semaine, il y a du monde pour y jouer. Le concept est vraiment très proche de celui d’un Virtual On, et il a l’avantage de se jouer avec un stick et 4 boutons seulement. La raison de son succès : certainement la taille incroyable de son roster, qui regroupe des robots et pilotes de toutes les séries Gundam depuis la toute première ! Grâce au système de cartes mémoires usité ici, il est possible d’en débloquer au fil des parties. Comme souvent, on peut assister aux combats sans être derrière l’épaule des joueurs, grâce à des terminaux qui les diffusent en direct :



L’étage au dessus est le royaume des jeux utilisant des cartes : la dernière mouture de World Championship Football, et ses fauteuils confortables, Derby Owners’ Club ou encore le nouveau Sega CardGen MLB, un jeu de baseball dont la borne à écran tactile déchire quand même bien sa race :


Z’avez vu les coutures sur le côté ?



Le baseball étant un sport bien plus intéressant en jeu vidéo qu’en vrai, je suppose que le jeu est destiné à bien marcher ici. Je suppose qu’il suffit de disposer ses cartes dans les réceptacles prévus à cet effet, en fonction du poste du joueur choisi, et de vaguement interagir via l’écran tactile. Comme dans WCF, c’est la tactique qui compte, pas vraiment l’adresse.

Et bien voila, nous avons terminé ce tour du premier Club Sega d’Akihabara.

Cliquez ici pour lire la seconde partie du reportage.

Petit aparté : on est sur Sega-Mag, on vous parle donc des gamecenters Sega, normal. Cependant je me dois d’inviter ceux d’entre vous qui auront la chance de passer un peu de temps à Tokyo d’aller faire un tour dans la salle d’arcade Taito qui se trouve entre les deux Clubs Sega de Chuo Dori, et qui compte des tonnes de bornes classiques qui raviront tous les fans d’arcade.

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myau, 13 nov 2012 - 2:00
J'ai lu l'article hier (très bon au passage) et ça m'a rappelé les deux fois où je suis allé au Japon. ça fait quand même longtemps maintenant (2000 et 2006). Il n'y avait qu'un Sega Club à l'époque et en 2000, il y avait le magasin Sega au dernier étage (avec une tonne de goodies Shenmue, Puyo Puyo, des CD audio, etc.) ; magasin qui n'existait plus en 2006...
aux débuts ça ma fait peur,je regarde les photos je vois les premieres arcades,je me dis c'est quoi c'est merde:content2:,après je vois l'étage sup et je dis ok la je rprend mes repère directe:content2:;pas mal merci pour la visite ça redonne envie:good: